La difficulté de la simplicité
Par Stéphane TORREGROSA • 5 / 09 / 2006 • Rubrique: Ressources pour la louange
Trop souvent, nous pouvons être tentés de faire des choses trop compliquées. Pour quelle raison ? Nous allons voir ensemble que faire simple est souvent très compliqué !
Nous connaissons tous le moteur de recherche Google. La simplicité de sa page d’accueil n’était, au début, pas volontaire. Ses créateurs, Serguey Brin et Larry Page n’étaient pas des experts en HTML et se sont contentés de créer une interface minimaliste.
Pourtant, cette simplicité initiale est devenue une des principales valeurs de l’entreprise aujourd’hui. Google n’offre que six misérables services sur sa page d’accueil. Comparativement, MSN en offre plus de cinquante et Yahoo une soixantaine, sans compter les publicités.
De la même façon, un chant de louange doit être facile à chanter, facile à retenir et doit posséder cette qualité incroyable par dessus tout cela : être suffisamment intéressant pour être chanté et chanté encore. C’est un véritable challenge pour les auteurs et musiciens chrétiens.
Simple et ennuyeux, c’est déjà plus facile, mais simple et intéressant, c’est un exercice périlleux. Je suis étonné parfois par certains chants chrétiens. Il y a ce coup de génie réussi de rester dans un cadre facile à chanter, tout en offrant une mélodie très agréable, avec une vraie dynamique. Un grand nombre de chants de Paul Baloche offrent cela (c’est le conducteur de louange et auteur que j’apprécie le plus). Prenons le chant Offering. La mélodie est accessible à tous, et pourtant elle offre un accompagnement superbe, léger, comme un parfum qui monte en adoration vers Dieu. C’est un mélange parfait entre la mélodie et les paroles.
Les chants “How great is our God”, “Here I am to Worship” et bien d’autres ont ces mêmes qualités. Simples, mais pourtant riches, avec une vraie dynamique, et que l’on peut rechanter maintes et maintes fois sans s’en lasser.
Ouvrir ses oreilles
Apprenez à écouter, à analyser tout ce qui vous passe dans les oreilles. Que ce soit la radio, la télé, des chansons, les musiques de films. Ayez vos sens en alerte et essayez de comprendre ce qui se passe dans telle ou telle mélodie, analysez tel effet, telle transition. Prenez votre instrument, jouez la mélodie qui vous a accroché et étudiez cette suite de notes.
A Cappella
Écrire sans instrument peut être terriblement bénéfique. Avec une guitare dans les mains, les doigts ont tendance à aller toujours à la même place, à répéter des thèmes habituels. Difficile d’écrire quelque chose de nouveau dans ces conditions là.
Quand vous avez de nouvelles paroles qui vous viennent à l’esprit, essayez de donner naissance à la mélodie sans votre instrument. Laissez votre créativité s’exprimer, sans barrière, ni frein, ne limitez pas votre potentiel. Votre cerveau droit va se mettre à l’oeuvre et votre imagination ne sera plus bridée.
Stéphane TORREGROSA est conducteur de louange à l'Assemblée de Dieu de Dijon. Il vit dans la banlieue de Dijon avec sa femme et ses trois enfants. En dehors de la musique, il travaille en tant que Webdesigner.
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Je suis en train de plancher pour faire un enseignement sur la louange pour un W.E. d’un groupe de prière ; je suis assez d’accord avec ce que vous dites et ça fait du bien de ne pas se sentir seul à réléchir à ce sujet. Merci.
Merci pour votre commentaire, c’est toujours encourageant de savoir que l’on est lu. Bon courage pour votre enseignement. Que le Seigneur vous bénisse.
Tout à fait d’accord, mon frère. Même si tu as écrit cela en 2006, ça s’applique pour 2009 encore.
Moi et ma femme conduisons les louanges à notre église, et nous apprécions la simplicité dans notre louange. J’ai vu des églises qui utilisent beaucoup de musiciens ou beaucoup de chantres, mais ça devient souvent désavantageux, à moins que ces musiciens et ces chantres se connaissent très bien ou qu’ils pratique énormément ensemble. C’est assez rare que beaucoup de musiciens soeint bien synchronisés ; quant ils ne jouent pas la même chose, même pendant 1 second, ça devient une distraction pour les autres. C’est alors plus facile pour les autres (dans la salle ou sur l’estrade) de décrocher et focaliser non sur Dieu mais sur ces distractions.
Donc, “moins c’est plus” à mon avis.